Impossible de la louper, la réforme de l'orthographe a fait grand bruit en prenant peu à peu place au coeur des médias et des discussions. Accent circonflexe, mots composés réunis en un seul, "ognon", la nouvelle a vite fait le tour de la France à coups de "t'as vu cette connerie ?".
Parmi toutes les expressions que j'ai pu lire et entendre pour qualifier cette réforme, celle qui m'a le plus marqué a été "Nivellement par le bas". Nivellement par le bas. L'orthographe devient moins bien. Plus simple, donc moins bien.
Qu'on s'entende ; je n'ai pas de problèmes avec l'orthographe "normale". Je sais écrire "connaître", "boîte", "nénuphar", "oignon", et "week-end". Je la trouve belle, je l'aime, j'aime les tirets, les accents circonflexes, j'aime le i d'oignon et le ph de nénuphar.
Je suis d'accord, toutes ces règles orthographiques sont là en tant que vestiges d'une orthographe passée qui nous en apprend beaucoup sur l'origine des mots, et c'est quelque chose au sujet de laquelle j'aime beaucoup apprendre (#teamlatin).
Cependant, de là à dire qu'il s'agit d'un nivellement par le bas, il y a un pas que je ne ferai pas. Il s'agit d'un changement. Arbitraire, oui. Important, oui. Mais quand j'entends ou lis des "aujourd'hui on a plus le goût de la difficulté, il faut apprendre aux enfants à écrire de cette façon même si c'est difficile, parce que le français c'est comme ça et pas autrement", j'avoue qu'un détail me gêne ; pourquoi imposer dans l'écriture une difficulté qui, dans l'absolu, n'a pas spécialement lieu d'être puisque l'on comprend parfaitement de quoi je veux parler en lisant "ognon" ou "nénufar" ?
Pour montrer que l'ont "sait écrire français" ?
Ce raisonnement ne serait-il pas un peu conservateur, un peu élitiste façon "je refuse d'abandonner mes privilèges" ? Car oui, le fait de savoir écrire correctement est un privilège qui n'est pas donné à tout le monde, et il y a fort à parier que ceux qui défendent aujourd'hui "l'ancienne orthographe" sont ceux qui la manient avec succès. Mais quid de ceux qui n'y parviennent pas ?
Quid de ces personnes qui n'ont pas eu la chance d'avoir une éducation suffisante pour leur apprendre à orthographier correctement tous ces mots compliqués dont la langue française est pourvue ?
Quid de ceux qui arrivent en France ?
Quid de tous ceux qui ne sont pas considérés comme des "gens biens" parce qu'ils ont du mal avec les mots ?
Je suis d'accord, toutes ces règles orthographiques sont là en tant que vestiges d'une orthographe passée qui nous en apprend beaucoup sur l'origine des mots, et c'est quelque chose au sujet de laquelle j'aime beaucoup apprendre (#teamlatin).
Cependant, de là à dire qu'il s'agit d'un nivellement par le bas, il y a un pas que je ne ferai pas. Il s'agit d'un changement. Arbitraire, oui. Important, oui. Mais quand j'entends ou lis des "aujourd'hui on a plus le goût de la difficulté, il faut apprendre aux enfants à écrire de cette façon même si c'est difficile, parce que le français c'est comme ça et pas autrement", j'avoue qu'un détail me gêne ; pourquoi imposer dans l'écriture une difficulté qui, dans l'absolu, n'a pas spécialement lieu d'être puisque l'on comprend parfaitement de quoi je veux parler en lisant "ognon" ou "nénufar" ?
Pour montrer que l'ont "sait écrire français" ?
Ce raisonnement ne serait-il pas un peu conservateur, un peu élitiste façon "je refuse d'abandonner mes privilèges" ? Car oui, le fait de savoir écrire correctement est un privilège qui n'est pas donné à tout le monde, et il y a fort à parier que ceux qui défendent aujourd'hui "l'ancienne orthographe" sont ceux qui la manient avec succès. Mais quid de ceux qui n'y parviennent pas ?
Quid de ces personnes qui n'ont pas eu la chance d'avoir une éducation suffisante pour leur apprendre à orthographier correctement tous ces mots compliqués dont la langue française est pourvue ?
Quid de ceux qui arrivent en France ?
Quid de tous ceux qui ne sont pas considérés comme des "gens biens" parce qu'ils ont du mal avec les mots ?
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